Je vais vous le dire franchement : faire le tour de l’Islande en 10 jours, c’est un peu comme ouvrir une série phénoménale en se promettant de regarder seulement un épisode. En théorie, c’est raisonnable. En pratique, vous allez vouloir tout voir, tout photographier, tout raconter et probablement vous arrêter tous les trois kilomètres en criant intérieurement : mais comment ce pays peut-il être aussi beau ?
Si vous rêvez d’un road trip en Islande en 10 jours, vous êtes au bon endroit. Ici, je vous propose un itinéraire complet, fluide, réaliste et généreux, pensé pour faire le grand tour de l’île par la route circulaire, la fameuse Route 1. L’idée n’est pas de courir comme si un elfe islandais vous chronométrait. L’idée, c’est de voir un maximum de merveilles sans transformer vos vacances en stage commando. Oui, c’est dense. Oui, il faudra se lever parfois tôt. Mais la récompense est immense : cascades monumentales, plages de sable noir, volcans, glaciers, fjords, champs de lave, baleines, sources chaudes, villages posés au milieu de nulle part et lumières qui semblent tout droit sorties d’un décor de cinéma.
Je m’appelle Lucie, je suis passionnée de voyage, et l’Islande fait partie de ces destinations qui vous attrapent par le cœur avec une délicatesse toute relative. On y arrive pour voir quelques cascades, on en repart avec une obsession soudaine pour les mousses fluo, les moutons en liberté et les noms de lieux impossibles à prononcer sans avaler une tempête de consonnes.
Dans cet article, je vous emmène sur l’itinéraire ultime pour faire le tour de l’île en 10 jours, avec un découpage jour par jour, des conseils très concrets, des variantes selon la saison, des repères de budget, les temps de route, les incontournables à ne pas manquer et mes recommandations pour profiter sans vous épuiser. Je vais aussi vous dire quand ralentir, quand réserver, et quand accepter que la météo islandaise ait son propre sens de l’humour. Spoiler : en Islande, vous pouvez vivre les quatre saisons dans la même demi-journée. Sans transition. Presque avec panache.
Que vous prépariez un road trip Islande 10 jours blog, un voyage en avril, un circuit estival, une escapade en intersaison ou même que vous compariez avec un road trip Islande 7 jours, un road trip Islande 15 jours ou un itinéraire Islande 14 jours, vous trouverez ici une base solide. Et surtout, un itinéraire pensé pour ne pas passer à côté de l’essentiel.
Attachez votre ceinture, chargez l’appareil photo, gardez un œil sur les nuages et l’autre sur les moutons. On part faire le tour de l’Islande.
Pourquoi choisir 10 jours pour faire le tour de l’islande
Dix jours, c’est souvent le bon équilibre. Ce n’est pas le voyage ultra-court où vous survolez le sud du pays en mode carte postale express. Ce n’est pas non plus l’expédition longue qui permet de s’enfoncer partout, y compris dans les Hautes Terres. C’est une durée très efficace pour découvrir les grands paysages islandais en faisant le tour complet de l’île, à condition d’avoir un itinéraire malin.
En dessous de 10 jours, je conseille souvent de se concentrer sur une seule partie du pays, notamment le sud et l’ouest. Au-delà, vous pouvez approfondir les régions, multiplier les randonnées, intégrer les fjords de l’Ouest ou prévoir davantage de pauses. Mais en 10 jours, vous pouvez déjà vivre une aventure extraordinairement riche. C’est le format parfait si vous voulez voir les grands classiques et ressentir l’ampleur du pays.
L’autre avantage, c’est le rythme. En 10 jours, vous pouvez rouler beaucoup sans avoir l’impression de vivre dans votre voiture. C’est important, parce qu’en Islande, la route fait partie du voyage. Chaque trajet ressemble à une bande-annonce épique. Parfois, vous partez pour voir une cascade et vous vous retrouvez à être bouleversés par un simple paysage de lave au bord de la route. L’Islande a ce talent rare : transformer un déplacement banal en moment mémorable.
Et si vous aimez les grands itinéraires au volant, vous pouvez aussi jeter un œil à ces routes panoramiques à tomber. La Corse n’a pas les glaciers islandais, certes, mais côté virages spectaculaires, elle se défend très bien.
Ce que vous pouvez vraiment voir en 10 jours
En dix jours, vous pouvez inclure sans problème :
- Reykjavík et la péninsule de Reykjanes si votre vol le permet
- Le Cercle d’or si vous tenez absolument à le voir
- La côte sud avec ses cascades mythiques
- Les plages de sable noir de Vík
- Le parc national de Skaftafell
- Le lagon glaciaire de Jökulsárlón
- Les fjords de l’Est
- Le nord avec Mývatn, Dettifoss, Húsavík ou Akureyri
- La péninsule de Snæfellsnes si vous optimisez bien le retour
En revanche, il faut accepter quelques limites. Les fjords de l’Ouest sont généralement trop ambitieux dans un vrai tour d’Islande en 10 jours, sauf si vous éliminez d’autres régions ou conduisez beaucoup trop. Et les Hautes Terres, elles, demandent plus de temps, une logistique différente, un véhicule adapté et une bonne dose de souplesse.
Le sens de l’itinéraire : horaire ou antihoraire
Je recommande souvent de faire le tour dans le sens horaire, surtout pour un premier voyage. Pourquoi ? Parce que vous commencez fort avec le sud, qui concentre de très grands classiques. C’est pratique pour entrer rapidement dans l’ambiance. Et si la météo se complique plus tard, vous aurez déjà vu une bonne partie des sites emblématiques.
Faire le tour en sens antihoraire fonctionne aussi, surtout si vos réservations l’imposent ou si la météo vous pousse à adapter votre plan. En Islande, l’humilité face au ciel est un superpouvoir. Mieux vaut suivre les conditions réelles que s’entêter à respecter un planning gravé dans la lave.
Avant de partir : la meilleure saison, la voiture et les réflexes à avoir
Avant de dérouler l’itinéraire, il faut parler de trois choses essentielles : quand partir, quel véhicule choisir et comment conduire en Islande sans transformer le voyage en sketch météo.
Quelle saison choisir pour un road trip en islande
La meilleure période pour faire le tour complet de l’île en 10 jours reste globalement de juin à septembre. La Route 1 est alors plus facilement praticable, les journées sont très longues, les conditions sont plus stables et il y a davantage de services ouverts.
Mais chaque saison a son charme :
- Juin à août : c’est la saison la plus simple pour un premier road trip. Les routes sont généralement dégagées, les journées frôlent l’infini et vous pouvez accumuler les visites sans stress. En revanche, c’est aussi la période la plus chère.
- Septembre : excellent compromis. Moins de monde, couleurs plus douces, nuits qui reviennent doucement et possibilité d’apercevoir des aurores boréales.
- Avril et mai : faisable, mais plus variable. Si vous envisagez 10 jours en Islande en avril, gardez une marge. Certaines portions peuvent encore être délicates selon les conditions. La météo adore improviser.
- Octobre à mars : le road trip Islande 10 jours hiver existe, mais il demande plus d’expérience, de souplesse et de prudence. Le tour complet de l’île n’est pas toujours raisonnable selon l’état des routes et les tempêtes. En hiver, mieux vaut souvent concentrer le voyage sur le sud et l’ouest.
Faut-il un 4×4 ?
Pour faire le tour de l’île par la Route 1 en été, une voiture classique suffit dans la majorité des cas. Inutile de louer un monstre tout-terrain juste pour impressionner les moutons. En revanche, si vous partez en intersaison, en hiver, ou si vous voulez emprunter certaines routes secondaires plus rustiques, un véhicule plus robuste peut être un vrai plus.
Les points clés à vérifier lors de la location :
- Assurances incluses et franchises
- Protection contre le gravier, très utile
- Politique carburant
- Pneus adaptés à la saison
- Kilométrage illimité
- Possibilité de prise en charge à l’aéroport de Keflavík
Petit rappel important : les routes F sont réservées aux 4×4 et souvent fermées hors été. Si votre rêve secret est de jouer les explorateurs au milieu de nulle part, vérifiez tout avant de vous engager. L’Islande n’est pas l’endroit idéal pour tester la théorie du ça passe largement.
Les réflexes indispensables sur la route
Voici les habitudes à adopter pour éviter les mauvaises surprises :
- Consultez la météo et l’état des routes chaque jour.
- Ne sous-estimez jamais le vent. Oui, même si votre voiture semble solide.
- Faites le plein dès que possible dans les zones peu peuplées.
- Respectez les limitations de vitesse. Les paysages hypnotisent, la loi, elle, reste très terre à terre.
- N’empruntez pas une route fermée.
- Prévoyez snacks, eau, vêtements chauds et couche imperméable.
Si vous aimez les itinéraires où la route raconte une histoire autant que la destination, vous pouvez aussi explorer un grand parcours sur la côte ouest américaine. C’est un autre monde, mais la même magie du voyage en mouvement.
Le budget à prévoir pour 10 jours en islande
Parlons franchement : l’Islande est magnifique, mais elle n’a pas exactement la réputation d’être une destination bon marché. C’est un pays où un café peut parfois vous faire cligner des yeux, où une soupe chaude ressemble à un investissement émotionnel, et où une nuit d’hôtel peut vous rappeler que la nature sauvage a un prix. Cela dit, avec un peu d’anticipation, vous pouvez maîtriser votre budget.
Les grands postes de dépense
Pour 10 jours en Islande budget, il faut prendre en compte :
- Le vol aller-retour
- La location de voiture
- L’essence
- L’hébergement
- La nourriture
- Les activités payantes
Voici un ordre d’idée pour deux personnes, hors vols, pour 10 jours :
| Poste | Budget économique | Budget confort | Budget très confortable |
|---|---|---|---|
| Location de voiture | 700 à 1000 € | 1000 à 1500 € | 1500 à 2500 € |
| Essence | 250 à 400 € | 300 à 450 € | 350 à 500 € |
| Hébergement | 900 à 1300 € | 1300 à 2200 € | 2200 à 4000 € |
| Repas | 350 à 600 € | 600 à 1000 € | 1000 € et plus |
| Activités | 100 à 300 € | 300 à 800 € | 800 € et plus |
| Total estimé | 2300 à 3600 € | 3500 à 5950 € | 5850 € et plus |
Bien sûr, cela varie selon la saison, l’anticipation des réservations et votre style de voyage. Si vous campez en été ou dormez en guesthouse avec cuisine commune, la note baisse nettement. Si vous visez les hôtels design avec vue sur glacier et bain chaud privé sous les étoiles, votre carte bancaire risque de prendre un accent nordique.
Comment réduire la facture sans rogner sur le plaisir
Quelques astuces simples :
- Réservez tôt, surtout de juin à septembre
- Faites des courses en supermarché et préparez quelques repas
- Choisissez des hébergements avec cuisine
- Voyagez à plusieurs pour partager les frais de voiture et d’essence
- Privilégiez les merveilles naturelles gratuites, elles sont nombreuses
Et bonne nouvelle : en Islande, beaucoup des plus beaux sites sont accessibles sans billet d’entrée. Les cascades, les plages, les panoramas et les champs de lave ne demandent pas de ticket VIP. La nature fait le spectacle. Vous, vous n’avez qu’à ouvrir grand les yeux.
Itinéraire jour par jour : le tour de l’islande en 10 jours
Entrons dans le cœur du sujet. Voici un itinéraire optimisé pour voir les grands incontournables sans transformer chaque journée en marathon irréaliste. Je pars du principe que vous arrivez à Keflavík, que vous récupérez votre voiture à l’aéroport et que vous voyagez de préférence entre la fin du printemps et le début de l’automne.
Jour 1 : arrivée à keflavík, reykjavík ou péninsule de reykjanes
Après l’atterrissage, deux options s’offrent à vous. Soit vous filez dormir à Reykjavík pour une première soirée douce et pratique. Soit vous commencez déjà l’exploration de la péninsule de Reykjanes, souvent sous-estimée et pourtant très photogénique, avec ses champs de lave, ses côtes battues par le vent et ses paysages presque lunaires.
À voir ce premier jour
- Le phare de Reykjanesviti
- Le pont entre les continents
- La zone géothermique de Gunnuhver
- Quelques arrêts côtiers sur la route de Reykjavík
Si vous arrivez tôt et que vous avez de l’énergie, c’est une excellente mise en bouche. Si vous arrivez tard, ne forcez rien. Une soupe chaude à Reykjavík, une promenade vers Hallgrímskirkja et dodo. L’Islande vous attendra demain, avec ou sans dramatisation météo.
Nuit conseillée : Reykjavík ou Hveragerði selon votre horaire d’arrivée.
Jour 2 : le cercle d’or, puis cap vers le sud
Le Cercle d’or est souvent critiqué parce qu’il est très fréquenté. C’est vrai. Mais il reste incontournable pour une première découverte. Et honnêtement, quand un geyser explose devant vous ou que vous marchez entre deux plaques tectoniques, vous oubliez assez vite que vous n’êtes pas seuls au monde.
Les étapes majeures
- Þingvellir : site historique et géologique majeur, classé à l’UNESCO. Le décor est superbe et le lieu raconte beaucoup de l’identité islandaise.
- Geysir : le geyser historique dort, mais Strokkur jaillit régulièrement, avec une ponctualité plus fiable que beaucoup de transports modernes.
- Gullfoss : une cascade puissante, majestueuse, qui met immédiatement tout le monde d’accord.
Ensuite, poursuivez vers le sud. Selon votre rythme, vous pouvez faire une halte à Kerið, le cratère rouge rempli d’eau, puis rejoindre la côte sud.
Nuit conseillée : Hella, Hvolsvöllur ou aux alentours de Seljalandsfoss.
Jour 3 : cascades de la côte sud et plage noire de vík
Cette journée est un concentré de cartes postales islandaises. Ici, tout semble avoir été placé par un directeur artistique un peu excessif. Une cascade derrière laquelle on peut passer ? Oui. Une autre, plus puissante, avec un rideau d’eau monumental ? Oui. Une plage noire battue par l’Atlantique, avec des colonnes basaltiques et des stacks rocheux ? Évidemment.
Les incontournables
- Seljalandsfoss : venez tôt si possible. Le passage derrière la cascade est magique, mais vous finirez probablement un peu mouillés. Rien de très grave, c’est l’Islande, pas un défilé de mode.
- Gljúfrabúi : juste à côté, plus discrète, nichée dans une faille. Petit effet wahou garanti.
- Skógafoss : immense, puissante, spectaculaire. Montez l’escalier pour la vue.
- Dyrhólaey : arche rocheuse et panorama splendide sur la côte.
- Reynisfjara : plage de sable noir emblématique, avec ses orgues basaltiques et ses vagues redoutables.
- Vík : village pratique pour faire une pause ou dormir.
En Islande, il y a des jours où vous visitez une plage, deux cascades et un promontoire rocheux avant le déjeuner. Le problème, c’est qu’après ça, votre niveau d’exigence paysagère augmente dangereusement pour le reste de votre vie.
Lucie, légèrement bouleversée mais toujours très enthousiaste
Nuit conseillée : Vík ou Kirkjubæjarklaustur.
Jour 4 : champs de lave, canyon et parc national de skaftafell
Le sud continue de dérouler ses merveilles sans le moindre complexe. Entre Vík et Skaftafell, les paysages changent sans arrêt. Vous traversez des étendues de lave recouvertes de mousse, des plaines noires, des zones glaciaires, des rivières tressées. C’est grand, brut, presque irréel.
Arrêts recommandés
- Fjaðrárgljúfur : canyon spectaculaire, rendu encore plus célèbre ces dernières années. Il est sublime, mais respectez les sentiers et les restrictions éventuelles.
- Eldhraun : vaste champ de lave couvert de mousse.
- Skaftafell : secteur du parc national du Vatnajökull, parfait pour une randonnée.
La randonnée à ne pas manquer
Si vous n’en faites qu’une, choisissez celle vers Svartifoss. La cascade, encadrée de colonnes basaltiques noires, a un style presque architectural. La montée demande un petit effort, mais rien d’insurmontable. Et dans ce pays, un effort récompensé par une telle vue compte presque comme un privilège national.
Nuit conseillée : Skaftafell, Hof ou Jökulsárlón selon vos réservations.
Jour 5 : jökulsárlón, diamond beach et route vers les fjords de l’est
Vous arrivez aujourd’hui sur l’un des sites les plus émouvants d’Islande : Jökulsárlón, le lagon glaciaire. Des icebergs flottent lentement sur l’eau, dérivent vers la mer, puis certains échouent sur la plage voisine, surnommée Diamond beach. C’est le genre de lieu où vous prenez cinquante photos avant de comprendre qu’aucune ne rend vraiment justice à l’ambiance.
Les temps forts
- Observer les blocs de glace dériver sur le lagon
- Marcher sur Diamond beach
- Si le budget le permet, faire une excursion en bateau
Ensuite, la route continue vers les fjords de l’Est. Cette région est souvent moins citée que le sud ou le nord, mais elle apporte une respiration formidable au voyage. Les routes s’enroulent autour des fjords, les villages se font rares, les montagnes plongent dans la mer. C’est plus calme, plus intime, presque méditatif. Enfin, une méditation islandaise, donc avec du vent et des moutons.
Nuit conseillée : Höfn, Djúpivogur, Breiðdalsvík ou Egilsstaðir selon votre rythme.
Jour 6 : fjords de l’est et cap sur egilsstaðir ou seyðisfjörður
Cette journée est moins dense en grands sites ultra-célèbres, mais elle fait partie de celles qui donnent de la profondeur au voyage. Les fjords de l’Est offrent un charme plus discret. On y roule en prenant son temps, on s’arrête sur un point de vue improvisé, on croise un village coloré posé au bord de l’eau, et on se dit que le silence a décidément beaucoup de style.
À ne pas négliger
- Djúpivogur : joli village pour une pause café
- Petits points de vue côtiers : ouvrez l’œil, ils sont partout
- Seyðisfjörður : adorable village entouré de montagnes, avec une atmosphère artistique et un charme fou
Si vous avez le temps, je vous conseille vraiment le détour par Seyðisfjörður. La route pour y accéder est superbe, et l’endroit a une personnalité qui tranche joliment avec les paysages grandioses du reste du pays.
Nuit conseillée : Egilsstaðir ou Seyðisfjörður.
Jour 7 : le nord-est sauvage, dettifoss, mývatn et ses paysages volcaniques
Bienvenue dans une autre facette de l’Islande. Ici, tout devient plus volcanique, plus minéral, plus étrange. Le secteur de Mývatn donne parfois l’impression qu’une poignée de scénaristes de science-fiction s’est réunie pour imaginer le décor parfait. Cratères, fumerolles, champs de lave, pseudo-cratères, zones géothermiques : vous allez en prendre plein les yeux.
Les étapes de la journée
- Dettifoss : souvent présentée comme la cascade la plus puissante d’Europe. Le site est brutal, impressionnant, presque primitif.
- Hverir : zone géothermique aux couleurs incroyables, avec boues bouillonnantes et vapeurs soufrées. Oui, l’odeur rappelle un œuf très motivé, mais le spectacle vaut largement ce petit détail.
- Le lac Mývatn : ses environs regorgent de sites étonnants.
- Dimmuborgir : formations de lave aux formes fantastiques.
- Skútustaðagígar : pseudo-cratères très photogéniques.
Si vous aimez les bains chauds, les Mývatn Nature Baths peuvent être une belle alternative au Blue Lagoon, souvent plus calme et avec une vue très agréable.
Nuit conseillée : région de Mývatn ou Húsavík.
Jour 8 : húsavík, baleines, godafoss et akureyri
Le nord de l’Islande est souvent une merveilleuse surprise. Moins dramatique que le sud à certains endroits, il se révèle plus doux, plus habité, mais jamais banal. Cette journée peut combiner nature, mer et ambiance urbaine version islandaise.
Les temps forts possibles
- Húsavík : capitale islandaise de l’observation des baleines. Si vous rêvez de voir des cétacés, c’est l’un des meilleurs spots du pays.
- Godafoss : la cascade des dieux, élégante et très photogénique.
- Akureyri : la grande ville du nord, agréable pour une pause, un bon restaurant ou une soirée plus urbaine.
Si vous devez choisir, je dirais que l’excursion baleines vaut le coup si les conditions sont bonnes et si cela fait partie de vos grands rêves de voyage. Voir émerger une baleine dans ce décor, c’est le genre de moment qui fait taire même les bavards. Et c’est un exploit.
Nuit conseillée : Akureyri ou ses environs.
Jour 9 : retour vers l’ouest, péninsule de vatnsnes ou région de borgarnes
Le neuvième jour sert de transition entre le nord et l’ouest. Deux stratégies sont possibles : rouler efficacement vers l’ouest pour vous rapprocher de Snæfellsnes, ou faire un détour par la péninsule de Vatnsnes si vous voulez varier les paysages et tenter d’observer des phoques.
Options intéressantes
- Hvítserkur : rocher marin très photogénique, souvent comparé à un dragon, un rhinocéros ou une créature sortie d’une légende locale un peu trop inspirée.
- Petites colonies de phoques selon les endroits et la saison
- Borgarnes : étape pratique pour passer la nuit avant d’explorer Snæfellsnes
Cette journée est utile pour ne pas tasser la fin du voyage. Beaucoup de voyageurs essaient d’en faire trop à ce stade, alors qu’un rythme plus équilibré permet d’apprécier davantage la dernière grande région.
Nuit conseillée : Borgarnes ou à l’entrée de la péninsule de Snæfellsnes.
Jour 10 : la péninsule de snæfellsnes puis retour vers keflavík
Si je devais résumer Snæfellsnes, je dirais que c’est une Islande miniature. On y retrouve un condensé de ce qui fait le charme du pays : falaises, montagnes, plages, lave, villages de pêcheurs, côtes découpées et volcans. C’est une manière parfaite de terminer un road trip si vous avez encore un peu d’énergie et quelques giga-octets disponibles dans votre téléphone.
Les arrêts à privilégier
- Kirkjufell : la montagne la plus photographiée d’Islande, et on comprend vite pourquoi.
- Arnarstapi et Hellnar : charmants villages côtiers reliés par un sentier superbe.
- Lóndrangar : aiguilles basaltiques impressionnantes.
- La plage de Djúpalónssandur : sable noir, galets sombres, ambiance puissante.
- Le parc national de Snæfellsjökull : dominé par le volcan-glacier rendu célèbre par Jules Verne.
En fin de journée, retour vers Keflavík ou Reykjavík selon l’horaire de votre vol du lendemain. Si vous avez un vol tardif ou le lendemain matin, adaptez la dernière nuit en conséquence.
Variantes selon la saison : été, avril, intersaison et hiver
Parce qu’un itinéraire n’existe jamais dans le vide, il faut l’ajuster à la saison. L’Islande est merveilleuse, mais elle adore changer les règles du jeu en plein milieu de la partie.
En été : le grand confort des longues journées
L’été est la période la plus simple pour ce circuit. Vous bénéficiez d’une lumière très longue, ce qui permet de visiter plus et de conduire plus sereinement. C’est aussi la meilleure saison si vous aimez randonner, multiplier les arrêts photo et improviser.
En contrepartie :
- Les prix montent
- Les hébergements se remplissent vite
- Les sites les plus connus peuvent être fréquentés
Mon conseil : partez tôt le matin sur les sites stars. Une cascade à 8 h n’a pas la même ambiance qu’à 13 h. Et vos photos vous remercieront.
En avril : faisable, mais avec souplesse
Pour 10 jours en Islande en avril, ce tour de l’île peut être envisagé, mais il faut être flexible. Les routes principales sont généralement ouvertes, mais les conditions restent très changeantes. Le vent, la neige résiduelle et certains épisodes hivernaux peuvent rallonger les temps de trajet.
Je vous conseille alors :
- De réserver des hébergements annulables
- De surveiller la météo quotidiennement
- De ne pas charger les journées à l’excès
- De privilégier la sécurité au programme parfait
En hiver : mieux vaut revoir l’ambition
Je vais être directe : un tour complet de l’Islande en 10 jours en hiver n’est pas l’option que je recommande pour un premier voyage. C’est possible certaines années, sur certaines périodes, avec de bonnes conditions, mais cela reste risqué et très dépendant de la météo.
En hiver, je recommande plutôt :
- Le sud de l’île en profondeur
- Le Cercle d’or et la côte sud
- Une partie de l’ouest
- Des nuits au même endroit pour limiter les déplacements
L’hiver islandais est sublime. Les aurores boréales, les paysages enneigés et la lumière rasante peuvent être magiques. Mais mieux vaut en profiter sans se transformer en météorologue nerveux en permanence.
Où dormir pendant ce road trip sans perdre du temps
Le bon hébergement en Islande n’est pas seulement une question de confort. C’est une question de logistique. Un mauvais découpage peut vous faire perdre un temps précieux. Un bon découpage, au contraire, fluidifie tout le voyage.
Le principe à retenir
Répartissez vos nuits au plus près de vos étapes clés, sans vouloir dormir absolument dans les lieux les plus célèbres. Parfois, dormir 20 ou 30 minutes avant ou après un site permet d’économiser beaucoup d’argent.
Exemple de répartition des nuits
- Reykjavík ou Reykjanes
- Région de Hella ou Hvolsvöllur
- Vík ou Kirkjubæjarklaustur
- Skaftafell ou Hof
- Fjords de l’Est
- Egilsstaðir ou Seyðisfjörður
- Mývatn ou Húsavík
- Akureyri
- Borgarnes
- Keflavík ou Reykjavík selon le vol
Quel type d’hébergement choisir
- Guesthouses : souvent le meilleur rapport charme-prix-confort
- Hôtels : plus confortables, mais souvent plus chers
- Appartements : pratiques pour cuisiner
- Camping : excellent en été pour réduire le budget, à condition d’être équipé et motivé
Petit conseil complice : réservez tôt, surtout pour le sud et le secteur de Jökulsárlón. Attendre la dernière minute en haute saison, c’est un peu comme espérer trouver une table vide au meilleur restaurant un soir de fête nationale. On peut rêver, bien sûr.
Les incontournables absolus et les sites que vous pouvez sacrifier si besoin
Un itinéraire parfait n’existe pas. En revanche, un itinéraire intelligent sait distinguer l’essentiel du très chouette mais optionnel. Si la météo se dégrade, si vous avez besoin de souffler ou si vous voulez ajouter une activité, voici comment hiérarchiser.
À garder presque à tout prix
- Seljalandsfoss et Skógafoss
- Reynisfjara et Vík
- Skaftafell ou au moins le secteur du Vatnajökull
- Jökulsárlón et Diamond beach
- Mývatn
- Godafoss
- Snæfellsnes si vous pouvez
À adapter selon votre énergie
- Le Cercle d’or si vous avez déjà vu beaucoup de sites géothermiques ailleurs
- Certains détours dans les fjords de l’Est
- La péninsule de Vatnsnes si vous êtes fatigués
- Une grande excursion baleines si le budget ou la météo ne suivent pas
L’idée n’est pas de cocher des cases comme dans une chasse au trésor frénétique. L’idée, c’est de construire un voyage qui vous ressemble. Si vous adorez marcher, ajoutez des randonnées. Si vous aimez la photo, multipliez les heures dorées. Si vous voyagez en famille, ménagez des pauses. Et si vous êtes du genre à tomber amoureux d’un coin au point d’y rester plus longtemps, accordez-vous ce luxe. Après tout, l’Islande est le royaume du paysage qui vous fait changer de plan.
Conseils pratiques pour profiter vraiment du voyage
Un road trip réussi ne repose pas seulement sur le tracé. Il dépend aussi de petites décisions toutes simples qui changent l’expérience du tout au tout.
Ne surchargez pas vos journées
En Islande, les distances semblent parfois courtes sur la carte, mais les arrêts photo, la météo, les routes sinueuses et l’envie de contempler allongent naturellement le programme. Laissez de la place à l’imprévu. C’est souvent lui qui offre les meilleurs souvenirs.
Prévoyez des vêtements en couches
Le célèbre système en couches n’a rien de glamour, mais il est redoutablement efficace. Sous-couche, polaire, veste imperméable, bonnet, gants si besoin. Vous vous habillerez peut-être comme pour une randonnée polaire légère au mois d’août. C’est normal. L’Islande a une conception très personnelle de l’été.
Mangez bien, même sur la route
Gardez toujours de quoi grignoter dans la voiture. Une barre, des fruits, des biscuits, une gourde. Entre deux cascades monumentales, une petite fringale peut arriver plus vite qu’un nuage noir.
Gardez un plan b chaque jour
Si la visibilité disparaît ou que le vent devient trop fort, sachez quoi sacrifier. Un bon itinéraire est un itinéraire modulable. Il respire. Il s’adapte. Il ne vous culpabilise pas parce qu’une tempête a décidé de participer au voyage.
Levez parfois le pied sur les photos
Oui, c’est paradoxal de dire ça dans un pays aussi photogénique. Mais prenez aussi le temps de regarder sans écran. Certains moments méritent d’être vécus avant d’être archivés. Et puis, entre nous, personne n’a réellement besoin de 143 photos quasi identiques du même iceberg. Enfin… presque personne.
Quelques anecdotes et petits bonheurs très islandais
Ce que j’aime en Islande, ce n’est pas seulement la démesure des paysages. Ce sont aussi ces détails minuscules qui colorent le voyage. Le cheval islandais qui vous observe comme s’il jugeait vos choix de vie. Le café bu face à une baie silencieuse. La station-service perdue au milieu de nulle part qui devient soudain le centre du monde. La lumière de 22 h qui donne envie de repartir marcher alors que votre corps réclame un plaid.
Je me souviens d’un arrêt improvisé dans l’est du pays. Rien n’était prévu. Pas de site majeur, pas de panneau géant, pas de promesse exceptionnelle. Juste une route vide, un fjord d’un calme absolu, quelques maisons, et cette sensation très nette d’être exactement au bon endroit. C’est ça aussi, l’Islande. Un pays capable de vous émerveiller à grande échelle, puis de vous toucher avec presque rien.
Et puis il y a le rapport au temps. Là-bas, on ralentit un peu malgré soi. On regarde plus longtemps. On écoute plus. Même quand on suit un itinéraire serré, il se passe quelque chose. Le paysage impose une forme de présence. Pas de grand discours philosophique ici, rassurez-vous. Juste cette idée simple : vous roulerez beaucoup, oui, mais vous reviendrez avec l’impression d’avoir respiré plus fort.
Faut-il choisir un circuit organisé ou tout réserver soi-même
Beaucoup de voyageurs hésitent entre un circuit prêt à l’emploi et une organisation indépendante. Vous croiserez peut-être des recherches du type Circuit Islande 10 jours leclerc voyage ou d’autres formules similaires. Ces options peuvent convenir si vous voulez un cadre simple, un budget plus lisible et moins de préparation. C’est rassurant, surtout pour une première fois.
Mais si vous aimez la liberté, le road trip autonome garde un immense avantage : vous adaptez tout. Vous vous arrêtez où vous voulez. Vous modifiez votre tempo. Vous prolongez un coucher de soleil, un sentier, une plage ou une soupe mémorable dans un petit café perdu. Et en Islande, cette souplesse est précieuse.
Mon avis de grande amoureuse des voyages sur mesure : si vous vous sentez capables de réserver une voiture, des nuits et quelques activités, faites-le vous-mêmes. Ce n’est pas le voyage le plus compliqué à construire, à condition d’anticiper un peu. Et vous garderez cette sensation délicieuse d’avoir dessiné votre propre aventure.
Faire le tour de l’Islande en 10 jours, c’est accepter un rythme soutenu, mais c’est surtout s’offrir une immersion incroyable dans l’un des pays les plus spectaculaires d’Europe. Vous verrez des cascades titanesques, des plages noires, des glaciers, des fjords, des zones volcaniques et des villages minuscules perdus dans l’immensité. Vous roulerez beaucoup, oui. Vous serez parfois décoiffés avec une intensité presque mythologique, oui aussi. Mais vous vivrez un voyage dense, vibrant, profondément mémorable.
Si vous préparez ce road trip, mon conseil le plus sincère est simple : gardez un cadre, mais laissez une place au vivant. L’Islande ne se laisse pas visiter comme un musée. Elle se traverse, elle se contemple, elle se respecte et elle se ressent. Et si, au retour, vous vous surprenez à prononcer des noms de lieux islandais avec une confiance totalement injustifiée, c’est bon signe. Cela veut dire que le voyage a vraiment commencé à s’installer en vous.



